LE FILTRE NATUREL: UN BIENFAIT POUR NOS CARPES!

GEDC0450

Yvan, élève de Bac Pro productions aquacoles, est passionné de carpe koï et de bassin aquatique. Il nous délivre des conseils sur la gestion des déchets azotés  à partir de son vécu et de ses connaissances acquises au fil de ses différentes expériences de stage dans le monde professionnel de l’aquaculture, et notamment des carpes koï.


LE FILTRE NATUREL: UN BIENFAIT POUR NOS CARPES!

Yvan, élève de bac pro productions aquacoles, est passionné de carpe koï et de bassin aquatique. Il nous délivre des conseils sur la gestion des déchets azotés  à partir de son vécu et de ses connaissances acquises au fil de ses différentes expériences de stage dans le monde professionnel de l’aquaculture, et notamment des carpes koï.

 

GEDC0450D’où proviennent ses déchets qui rendent mon eau de bassin aquatique verte ?

Les déchets azotés en pisciculture proviennent des poissons d’élevages (fèces, urée, ammoniac) et de l’aliment distribué qui n’est pas consommé. C’est ensuite grâce à cette azote en excès que les algues vont se développer. Ainsi, un bassin aquatique avec très peu d’azote ne connaitra pas l’eau verte.

 

Comment limiter, réduire ces déchets de façon naturelle ?

Nous pouvons tous, aquaculteurs, gestionnaire de bassins aquatiques, palier à cet excès de déchets de façon naturelle en utilisant la filtration par les plantes, dit aussi « lagunage ».

Le principe de fonctionnement de ce type de filtre durable esthétique, demandant très peu d’entretien, ne présente en somme que des avantages.

principe lagunage

Ce principe est le même (voir document 1), à quelques variantes près, pour un aquarium, un bassin d’ornement ou une piscine naturelle. Il serait même possible de  penser que l’on pourrait utiliser cette technique pour de grandes infrastructures (diverses productions de poissons, assainissement collectif, ou toutes entreprises ayant des rejets de déchets azotés).

 

 

 Document1: présentation d’un filtre naturel pour bassin de jardinCycle de l'azote

 

Pour que cela fonctionne il faut que le cycle de l’azote (document 2) puisse s’effectuer.

Document 2 : Cycle de l’azote=>

 

Une pompe (bien dimensionnée) aspire l’eau du bassin pour l’envoyer dans la fourchette (ensemble de tuyaux PVC percés de plusieurs trous pouvant être faits à la disqueuse) se situant à quelques centimètres du fond du filtre naturel. L’eau chargée en déchets passe au travers d’une première couche de pouzzolane (pierre volcanique microporeuse de pH neutre) de taille de relativement élevée  (50/100 sur 20 cm). Puis l’eau remonte dans une autre couche de pouzzolane de taille plus réduite (20/40 sur 20cm). Ces deux premières couches servent à stopper les matières en suspension dans l’eau. Ensuite, l’eau passe au travers d’une troisième couche de pouzzolane de taille encore plus petite (4/20 sur 20 cm).

 

C’est à partir des 25 derniers centimètres que les bactéries dénitrifiantes  développées dans la porosité de la roche font effet et qu’elles transforment les nitrites en nitrates. (NO2- -> NO3-). C’est aussi à ce niveau que le système racinaire des plantes (6 à 8 au m²) est le plus dense. Ces dernières vont finir le travail en absorbant les nitrates pour se développer. Pour finir l’eau « propre » retourne dans le bassin par le biais d’un ruisseau ou d’une chute d’eau.

  

Astuce pour les amateurs de bassins : il est possible de créer des mini-filtres naturels à partir de panier de plantation rempli de pouzzolane. Ainsi, les plantes pourront se fixer sur le substrat de roche et y puiser les nitrates et phosphate indispensables à la croissance.

BUFFET Yvan - éleve de Bac Pro Production Aquacoles